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Le ciel s’inspire des nuages pour concevoir ses personnages chimériques. Ici, nul hasard, nulle crainte de ce qui peut advenir. Les mots n’ont rien à craindre de leur auteur. Le paradis n’a pas à redouter sa fameuse pomme. Pourquoi ne pas nous asseoir à l’ombre du pommier pour voir le visage qui ne peut être vu ? Nous palpons ce visage et il nous palpe. Notre visage : notre double flamme. La voix avance, la musique s’élève dans toutes les directions, et l’esseulé n’est plus seul. (Extrait : Lettre aux deux sœurs) |
من الغيوم تستوحي السماء كائناتها غير الموجودة. هنا لا مكان للمصادفات. ولا خشية ممّا سوف يكون. لا خشية على الكلمات من كاتبها ولا على الفردوس من تفّاحته الكبيرة. لمَ لا نجلس في ظلّها، تلك التفّاحة؟ نرى الوجه الذي لا تمكن رؤيته. نتحسّسه ذلك الوجه ويتحسّسنا. ... وجهنا هو: شعلتنا المزدوجة. يتقدّم الصوت تعلو الموسيقى في الاتجاهات، والوحيد لا يبقى وحده. (من "رسالة إلى الأختَين") |
Inspired by the clouds, the sky creates its nonexistent beings. Why don’t we sit in its shade, that apple? We see the face unseen; we caress it - that face, and it embraces us. … Our face it is: our double flame. The sound evolves, the music gets louder on all tracks; the lonely is no more alone. (Excerpt: A letter for two sisters) |